Claude Raynal Sénateur

Actu Métropole

Retour sur les interventions des élu.e.s socialistes au Conseil de la Métropole du 15 décembre 2017

Propos liminaire de Claude Raynal

Dans son propos liminaire, Claude Raynal, Président du groupe socialiste Toulouse Métropole, a tout d’abord dénoncé la brutalité des décisions budgétaires du gouvernement. En effet, celles-ci affectent la conduite des politiques dans les territoires avec notamment les mesures prises dans le cadre de la politique du logement, mais affectent aussi le tissu associatif local à travers la fin des emplois aidés.

Il est ensuite revenu sur le propos liminaire du Président de la Métropole qui avait fait une présentation un peu idyllique de la conférence nationale des territoires. Pourtant, si un certain nombre de décisions avaient été discutées en amont avec les collectivités, les annonces relatives à l’endettement des collectivités ne l’avaient pas été. Dans une période où l’État demande un effort important à travers la baisse des dotations aux collectivités, il s’apprête donc, dans le même temps, à encadrer leurs emprunts et à remettre ainsi en cause leur capacité à investir.

Enfin, Claude Raynal a salué les propositions faites par Georges Méric pour une meilleure coopération entre la Métropole et le Département. Après avoir regretté qu’aucun des conseillers municipaux de la majorité n’ait répondu à l’invitation du Président Georges Meric, il a appelé Jean-Luc Moudenc à saisir cette main tendue et à cesser de plaider pour une réforme institutionnelle qui viendrait bouleverser le fonctionnement de ces deux collectivités.

 

Lancée par la gauche, la Halle des Mécaniques va enfin prendre vie !

L’ordre du jour appelait une délibération relative à la délégation de service public pour l'exploitation de la Halle des mécaniques. La compagnie « La Machine », développée par François Delarozière, qui est une compagnie de renommée internationale de création de spectacles contemporains alliant technologie et imaginaire en sera l’exploitant. Pierre Cohen s’est dit heureux de voir que ce projet qui avait été initié sous son mandat était désormais reconnu comme étant unique au monde, loin des critiques véhémentes qu’avait pu formuler Jean-Luc Moudenc à une autre époque. Il a également demandé une développement de l’articulation entre la mémoire de l’Aéropostale et la Halle qui sont des éléments structurants de la Piste des Géants à Montaudran.

 

Vrai-faux projet culturel métropolitain

Présenté au début du mois par Jean-Luc Moudenc et le Président de la commission culture, Francis Grass, le projet culturel de la Métropole a fait l’objet d’une communication presque démesurée aux acteurs culturels du territoire. Durant ce Conseil, Gisèle Verniol et Joël Carreiras ont dénoncé l’absence de concertation. La page du projet culturel métropolitain reste à écrire pour donner un sens à l’engagement des communes qui développent de beaux projets comme le Pavillon Blanc à Colomiers, le Quai des Arts à Cugnaux, l’Altigone à Saint-Orens-de-Gameville,  l’Aria  à Cornebarrieu et les Granges culturelles. Il est pourtant nécessaire de parler des projets culturels des communes qui font Métropole : l’attractivité et le rayonnement de Toulouse ne doivent pas masquer les autres territoires !

 

Rapport sur l’égalité professionnelle entre les Femmes et les Hommes à Toulouse Métropole : peut mieux faire !

Chaque année, les collectivités territoriales de plus de 20 000 habitants ont pour obligation de présenter un rapport sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ainsi que les mesures engagées pour l’atteindre. Ce nouveau rapport est de meilleure facture que l’année précédente, mais Claude Touchefeu a rappelé que la mixité était encore trop faible (les femmes ne représentent que 26% des effectifs), que les promotions étaient trop souvent réservées aux hommes (les femmes représentent 15% des catégories C mais que 3% des promotions) et que les directions générales et adjointes n’étaient dirigées que par des hommes. Les mesures citées en vue de réduire ces inégalités ne sont pas à la hauteur des enjeux : pas de budgétisation, pas d’indicateurs, pas d’audit, pas de liste des mesures dans les politiques publiques pour l’égalité Femmes-Hommes alors que la loi l’oblige. Jean-Luc Moudenc, il vous reste du travail !

Toulouse Métropole renouvelle sa confiance à la SEMIDIAS

La SEMIDIAS est l’outil de la Métropole pour animer le réseau de ses 5 pépinières et 4 hôtels d’entreprises. Elle associe la Métropole à Airbus et à l’Université Paul Sabatier, et héberge 99 sociétés soit 500 emplois dans l’aéronautique, le spatial, la biotechnologie médicale et pharmaceutique, l’environnement et le développement durable. Le taux de survie à 5 ans des entreprises hébergées dans les pépinières est de 91% et le taux de remplissage est de 90%, comme l'a rappelé Michel Alvinerie. En outre, 83% des entreprises créées au sein des pépinières de Toulouse Métropole s’installent, à leur sortie, sur le territoire de la Métropole. Une entreprise reste en moyenne 30 mois au sein des pépinières de Toulouse Métropole alors que légalement elle pourrait y rester 4 ans. Tous ces indicateurs illustrent l’impact positif de la SEMIDIAS dont le contrat de gestion est renouvelé pour une durée de 3 ans jusqu’en 2020. Avec ses actionnaires, la Métropole se félicite de l’efficacité, de la réactivité et de la souplesse d’exécution de la SEMIDIAS dont le rôle s’inscrit dans l’objectif des deux pactes que la Métropole a conclu avec l’Université et avec Airbus.

 

Approbation du budget primitif 2018

Les élus socialistes n’ont pas approuvé ce budget primitif comme ils le font depuis le début du mandat, au regard des choix budgétaires du Président de la Métropole qui impactent fortement depuis 2014 les entreprises et les ménages. Le débat autour de ce budget primitif aura permis de mettre en lumière plusieurs inexactitudes dans le propos de Sacha Briand. Depuis 2014, Sacha Briand tente de stigmatiser une gestion jugée trop laxiste par la précédente majorité en mettant en cause l’évolution du nombre d’agents de la collectivité entre 2008 et 2014. Celui qui s’était pourtant engagé à de nombreuses reprises à baisser le nombre de personnels a été pris à son propre piège. En effet, le rapport du budget primitif 2018 montre qu’entre 2014 et 2017, à périmètre de compétences identiques, le nombre d’agents est resté stable, ce qui correspond à une réalité des besoins pour assurer un service public efficace.