Claude Raynal Sénateur

Actu Métropole

Propos liminaires de Claude Raynal lors du dernier Conseil de la Métropole du 11 avril 2019

Lors du dernier Conseil de Métropole un voeu avait été voté à l’unanimité contre les dégradations et les violences urbaines liées aux évènements en marge des manifestations des gilets jaunes, s’appuyant alors sur les évènements qui s’étaient déroulés à Toulouse. Claude Raynal a de ce fait exprimé sa surprise lorsque deux juristes, Jean-Michel Lattes et Sacha Briand, ont mis en parallèle le vote favorable de Claude Raynal à ce voeu avec le fait qu’il n’ait pas accepté la loi anti-casseurs au Sénat. Pour rappel, les socialistes ont affirmé dès le début de l’étude de la loi qu’un de ses articles allait trop loin en donnant un pouvoir disproportionné aux Préfets d’interdiction des manifestations pendant un mois. Le Conseil Constitutionnel a par la suite donné raison aux socialistes en annulant cet article qui constituait « une atteinte excessive à la liberté de manifester ».

Concernant ensuite la contre-étude sur le financement de la troisième ligne de métro, présentée par Claude Raynal lors du Conseil de Métropole de février, nous sommes étonnés de n’avoir jamais reçu de réponse. Pourtant l’insincérité de l’étude présentée par l’équipe de Jean-Luc Moudenc est grande : éléments financiers comptés deux fois, budget de 2017 non pris en compte, oublis divers, etc. « Est-ce un accord tacite sur les termes de cette contre-étude ? ». Heureusement ce sujet bouge avec quelques améliorations, puisque lors du Conseil syndical de Tisséo, le chiffre du Versement Transport au budget a été augmenté. D’ailleurs, si l’on regarde les 10 dernières années, c’est la première fois que le chiffre donné au Budget Primitif n’est pas le même que celui du Débat d’Orientation Budgétaire. Ainsi, nous sommes passés de 265 à 273 millions d’euros, mettant à la trappe la belle étude d’Ernest and Young : « vous avez remplacé un bureau d’études franco-américain par une méthode bien française, celle du doigt mouillé ».

Enfin, Claude Raynal s’est appliqué à donner des solutions car « dans une Métropole nous avançons tous ensemble ». En effet, deux amendements de la Loi d’orientation sur les Mobilités (LOM) aurait pu permettre de résoudre une partie du problème de financement de la ligne de métro. D’une part, un amendement proposait de rajouter 0,95 au Versement transport pour passer de 2 à 2,95 (correspondant au niveau en Région parisienne). Un second permettrait, pour des travaux d’intérêts nationaux comme cette ligne de métro, un taux de versement transport supplémentaire de 0,9 aurait été source de financements supplémentaires. Cependant, alors que les socialistes ont voté pour, les Républicains et la République en Marche ont refusé cette augmentation du versement transport qui aurait été une source de 45 millions d’euros pour Tisséo. D’autre part, l’amendement sur l’article 3 de ladite loi concernant le système de transports lyonnais, SITRAL, aurait pu inspirer la gouvernance de notre système de transport. Comme à Lyon, nous pourrions imaginer une association au niveau régional de la Métropole et du Département qui permettrait d’avoir une vision positive du territoire. « Cela va bien entendu à l’opposé de l’amendement Paillet rédigé par Monsieur Moudenc qui avait fait exclure le département de la gestion des transports urbains et avait privé la Métropole d’un financement de 35 millions d’euros à l’époque ».