Claude Raynal Sénateur

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Construction et exploitation des parcs de stationnement à Toulouse, l'enfumage...

Le conseil de la Métropole du 18 février a permis à son président, Jean-Luc Moudenc, de se lancer dans un nouvel exercice de communication portant aujourd’hui sur la Délégation de service public pour la construction et l'exploitation de parcs de stationnement à Toulouse.

Cette délégation a été confiée à la société INDIGO, pour la gestion de 6 parkings existants et la construction d’un nouveau parking en haut des Allées Jean-Jaurès. Pour la construction du nouveau parking, une Délégation de service public (D.S.P) a été approuvée pour une durée de 35 ans. Pour les autres parkings déjà construits et amortis, le choix de la majorité s’est porté sur une DSP de 20 ans et la mise en place d’une régie intéressée de 10 ans pour les parkings de l’éco-quartier de La Cartoucherie.

Les élus du groupe socialiste Toulouse Métropole se sont opposés, aux cotés d’élus écologistes, communistes, radicaux et indépendants à la délibération autorisant la signature du contrat avec la société INDIGO.

Pour expliquer son choix, Jean-Luc Moudenc avait déjà lui-même présenté, à grand renfort de presse et en amont du conseil, des contreparties financières très largement surévaluées.

Pour Claude Raynal, Président du groupe socialiste Toulouse Métropole, « La campagne de communication dont a fait l’objet cette concession constitue un véritable enfumage. 100 millions d’euros de revenus complémentaires seraient attendus pour être affectés à la construction de la ligne Toulouse Aerospace Express. Ce fléchage est en réalité impossible au sein du budget général de la collectivité d'autant plus qu'il est difficile d'évaluer dans le temps les revenus complémentaires de ce nouveau contrat.

Si construire un nouveau parking par le biais d'une concession ne pose de problème à quiconque, le choix de confier à un délégataire l'exploitation d'un ensemble de parcs de stationnement déjà construits et amortis est beaucoup plus contestable.

De plus, la redevance de 40% sur le chiffre d’affaire pour le nouveau parking Jean-Jaurès et le parking Marengo ne sera due qu’à partir de la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse (LGV). Pourtant, le parking Jean-Jaurès actuel est déjà souvent saturé et il est probable que le nouveau parking atteigne sa pleine puissance avant même la mise en service de la LGV.

Enfin, ce choix, qui s'impose à nous pour longtemps, ne tient pas compte de la dimension environnementale. L'idée de vouloir financer une politique de mobilité s'appuyant sur un report modal vers les transports en commun par le biais d'un contrat dont l'objectif consiste à attirer toujours plus de voitures dans le centre-ville apparaissant baroque.»