Claude Raynal Sénateur

Actu Métropole

Quand la communication institutionnelle vire à la propagande électorale

Communiqué de Presse : Quand la communication institutionnelle vire à la propagande électorale 

 

Depuis quelques jours, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole, semble avoir de grandes difficultés à assumer sa décision unilatérale de mettre fin au projet de prolongement de la Ligne B. Dès l’annonce de l’abandon de ce projet, nous avons dénoncé cette décision incompréhensible pour tous, chefs d’entreprises, parlementaires, élus locaux, acteurs associatifs comme citoyens. Ces nombreuses voix ont depuis appelé Jean-Luc Moudenc à revenir au plus vite sur sa décision.

Comme seule réponse la ville de Toulouse et Toulouse Métropole ont lancé depuis quelques jours une campagne intitulée « Toulouse Métropole propose le Métro à Labège », sans d'ailleurs nullement préciser qu'aucun plan de financement sur cette solution n'a à ce jour été produit. Avec cette campagne, communication politique et institutionnelle se confondent.

Confusion car l’ampleur de cette campagne est inédite au regard de son objectif qui ne consiste pas à promouvoir un projet mais seulement à justifier d’une ligne politique par ailleurs incohérente. Le coût de cette campagne, qui dépasse largement les 100 000 euros est à la charge des deux collectivités. Notons par ailleurs que cette campagne qui s’appuie sur une charte graphique en rupture avec celle des deux collectivités, comporte de très nombreuses similitudes avec les tracts édités habituellement par « Les Républicains ».  

Enfin, la confusion est totale lorsque, depuis ce jour, de nombreux élus Toulousains s'affichent en photo sur les réseaux sociaux aux côtés de "Citoyens" diffusant ces tracts, citoyens qui ont pour point commun d’être soit militants, soit cadres du parti « Les Républicains », ce qui nous amène à considérer qu’il s’agit bien d’une campagne purement partisane aux frais des institutions.

 

Le groupe des élus socialistes de Toulouse Métropole appelle Jean-Luc Moudenc à mettre fin, sans délai, à cette confusion entre les moyens d’une institution et ceux de son propre parti. Les hausses d’impôts subies par les habitants de notre territoire n’ont pas vocation à financer sa propagande électorale.